Aller au contenu principal

Des robots utilisés comme une salle de traite.

DeLaval a développé le concept de traite par lots Batch Milking consistant à utiliser les robots VMS comme une salle de traite classique ou un roto, en parquant les vaches pour traire à heures fixes deux à trois fois par jour. Mais pourquoi certains grands troupeaux retiennent-ils cette technique ? Éclairage.

Le concept de traite par lots Batch Milking permet de déléguer la
traite à des robots sans être soumis à une astreinte 24h/24.
Le concept de traite par lots Batch Milking permet de déléguer la
traite à des robots sans être soumis à une astreinte 24h/24.
© DELAVAL

Baptisé Batch Milking, le principe de traite par lots, développé par DeLaval, consiste à traire les vaches à heures fixes avec des robots, comme avec une salle de traite conventionnelle ou un roto. Cette solution, qui s’adresse aux grands troupeaux, renforce le confort de travail, car elle dispense des astreintes liées au fonctionnement des robots, aussi bien le jour que la nuit. De plus, elle n’oblige pas à gérer les vaches récalcitrantes, puisque toutes sont conduites dans un parc d’attente et obligées à passer à la traite. L’éleveur n’est pas soumis à un pic de stress en cas de défaillance d’une stalle ou d’immobilisation pour cause de maintenance, car il suffit de traire un peu plus longtemps pour passer tous les animaux. Le Batch Milking présente aussi l’avantage d’être compatible avec le pâturage. Il apporte, par ailleurs, une réponse aux élevages rencontrant des difficultés de main-d’œuvre, car une seule personne suffit pour superviser la traite, alors qu’à taille de troupeau équivalente, une salle de traite ou un roto mobilise deux à trois personnes, voire davantage. La personne qui supervise la traite en Batch Milking a la possibilité de gérer simultanément d’autres tâches, comme les soins aux animaux, l’alimentation, le paillage ou le nettoyage des logettes…

DES INSTALLATIONS DE 6 À 24 STALLES
Quand trois robots suffisent pour 200 vaches laitières (VL), il faut en revanche le double en configuration Batch Milking, ce qui augmente considérablement l’investissement. DeLaval compte près d’une dizaine d’installations de ce type dans le monde, dont la plus grande, dotée de 24 robots VMS 310, se situe au Danemark pour traire 830 VL (1 400 à terme), et la plus petite, composée de six stalles pour 220 VL, est opérationnelle en France depuis l’été dernier à la Ferme de la Tremblaye à La-BoissièreÉcole dans les Yvelines. Certes, l’investissement est important, mais des économies d’échelle sont réalisées. Par exemple, l’éleveur danois Klaus Jakobsen a limité le montant de son installation en ne montant pas d’écran tactile sur chacune des stalles. Dans son cas, seules deux pompes à vide, un compresseur et une unité pour la gestion des produits de nettoyage suffisent pour faire fonctionner les 24 robots. Le surcoût s’amortit sur le long terme avec la baisse des charges de main-d’œuvre. L’entretien de chaque stalle est aussi moins onéreux, comme elle effectue moins de traites quotidiennes. Pour optimiser les coûts, Klaus Jakobsen attend, par exemple, que moins de 80 % des robots soient en service, avant de faire intervenir le réparateur. Aussi, en cas de panne le week-end, il fait intervenir le lundi, afin de payer moins cher le dépannage.

PAS D’ALIMENTS CONCENTRÉS À DISTRIBUER
En passant d’une salle de traite ou un roto au procédé Batch Milking, les impacts sont mineurs sur la gestion quotidienne du troupeau. Il faut, en effet, toujours parquer les vaches deux ou trois fois par jour pour les passer à la traite. Les élevages en ration complète n’ont ainsi pas de modification à apporter à leur mode de rationnement, contrairement au fonctionnement traditionnel des robots qui s’accompagne généralement de la distribution d’aliments concentrés dans la stalle.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Taille des haies : les agriculteurs de l’Eure obtiennent une dérogation départementale

Les représentants de la FNSEA 27 et des Jeunes Agriculteurs de l’Eure ont adressé une demande au préfet afin d’obtenir une…

Alexandre Rassaërt, président du Conseil départemental, lors de la Session plénière du vendredi 14 mars.
Dans l'Eure, les frais de notaire n'augmenteront pas en 2025.
Le Conseil départemental de l'Eure a voté vendredi dernier son budget 2025. Un budget marqué par une augmentation des dépenses…
Benjamin Benard (Néolait) et Stéphane Michel (SCS Hoste) au Gaec du lieu Mathieu à St-Philibert-des-Champs (14) : un service ++ et une collaboration efficace au service de la protection des cultures.
Grâce au PAT 04-12 : haro aux sangliers dans les maïs.
Ne vous contentez plus de sortir le cochon du maïs, empêchez-le de rentrer. Pour la première année en Normandie, l'entreprise SCS…
Cette décision du ministre va mettre à l'arrêt pour 10 à 15 mois les projets de 100 à 500 kWc. 
Diminution des soutiens au photovoltaïque sur toitures : la FNSEA dit non !
Il s'est installé deux fois plus de panneaux que prévu sur les toits en 2024 ! Victime de son succès, le tarif de rachat…
80 ans au service de l’information agricole.

Jeudi dernier, sous la baguette de Régis Chopin (gérant et directeur de la publication depuis 2023) l’Eure Agricole et Rurale…

Pierre et Isabelle Lerouge ont installé un robot de traite double box "Gemini Up", de la marque Boumatic, il y a trois mois. Il leur permet de traire leurs 80 vaches.
Gemini Up trait pour les Lerouge
Mercredi 12 mars, Technitraite Froid, concessionnaire de matériel agricole et d'élevage en Normandie, a organisé une journée…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole