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0805 382 382 : les Français en direct avec les agriculteurs.

Le collectif IciLaTerre, premier bilan au bout de six mois.

Jérôme Regnault, agriculteur et apiculteur, Fanny
Boshung Durand, éleveuse de vaches laitières, et Olivier
Coupery, agriculteur et producteur de foin. Originaires
des Yvelines, ils sont les porte-paroles du collectif
#iciLaTerre. 90 agriculteurs y participent.
Jérôme Regnault, agriculteur et apiculteur, Fanny
Boshung Durand, éleveuse de vaches laitières, et Olivier
Coupery, agriculteur et producteur de foin. Originaires
des Yvelines, ils sont les porte-paroles du collectif
#iciLaTerre. 90 agriculteurs y participent.
© #iciLaTerre

Depuis septembre 2019, un numéro vert des agriculteurs a été mis en place par le collectif « IciLaTerre ». L’objectif est « de dire sans filtre, ce que l’on fait, pourquoi et comment, au grand public. Expliquer en direct, car c’est le meilleur moyen de rassurer les consommateurs qui ont des inquiétudes. Et transmettre la passion qui nous anime »avaient expliqué à l’époque les trois initiateurs du projet, Fanny Durand-Boschung, Olivier Coupery et Jérôme Regnault, éleveuse et agriculteurs en région parisienne. Six mois après son lancement, les 90 agriculteurs participants, répartis dans toutes les régions françaises, ont reçu plus de 400 appels. Chacun se relaie toutes les deux heures l’après-midi, du mardi au samedi. Parmi les principales préoccupations soulevées par les consommateurs, il ya l’usage des pesticides et le bien-être animal. Avec la crise du covid-19, les questions portent plutôt maintenant sur la qualité sanitaire des produits et le risque de pénurie alimentaire. Dans l’Eure et en Seine-Maritime, Aline Catoir, Philippe Levavasseur, Stéphane Lecarpentier, Régis Chopin et Amaury Levesque ont donné leurs impressions.

 

EXPLIQUER À SA MANIÈRE CE QUE L’ON FAIT CHEZ SOI

« J’ai remarqué que les appels se font en fonction de l’actualité. Il faut qu’ils entendent parler d’agriculture pour que les gens appellent. Dans aucune des conversations, j’ai senti de l’animosité. J’ai eu un appel d’une personne qui me suppliait de ne pas me suicider ! J’ai eu également un jeune au téléphone qui avait besoin d’information car il veut être agriculteur et sa famille n’est pas du milieu agricole. Nous avons discuté autour de ses motivations », raconte Aline Catoir. Pour Philippe Levavasseur, les appels ont été globalement très positifs : « Les gens sont plutôt reconnaissants, il y a beaucoup de remerciements. J’ai bien sûr eu quelques appels au moment des discussions sur les ZNT, avec des remises en question des modèles intensifs. J’ai également discuté avec un enseignant qui avait besoin d’informations pour parler de l’agriculture à ses élèves de façon positive. Je ne leur parle pas de l’agriculture en général mais je leur explique ce que je fais chez moi. C’est très intéressant de les écouter ». Stéphane Lecarpentier, quant à lui, a eu des discussions plus compliquées avec certains, surtout au début avec le sujet des phytosanitaires : « Je me suis fait incendier !! On m’a traité d’empoisonneur. Ce qui me motive c’est de permettre à la personne de repartir avec des réponses. Même si certains appels étaient agressifs, j’ai toujours réussi à rattraper la conversation, en parlant avec honnêteté, sans langue de bois. J’ai eu aussi des gens qui s’ennuient, qui ont besoin de parler. Depuis le covid-19, il y a des gens qui appellent pour savoir comment on se débrouille. J’apprécie cette démarche d’approche du grand public car on nous a laissé carte blanche, aucun mot d’ordre, j’explique mon métier à ma manière ». Régis Chopin a eu sept appels depuis septembre, dont deux écologistes avec lesquels la discussion a malheureusement tourné court. « J’ai eu une vraie discussion avec quelqu’un qui ne connaissait pas le métier et qui cherchait à comprendre, à être rassuré. C’était à l’époque où on entendait beaucoup parler du glyphosate dans les médias. Pourquoi on décide de déclencher un traitement ? Est-ce que notre métier est pénible ? L’idée de cette hotline est vraiment top. » Quand on lui a proposé de participer au collectif, Amaury Levesque a trouvé cela tout à fait normal de consacrer quelques minutes pour répondre aux interrogations des gens sur son métier. « J’ai eu trois appels depuis septembre. Je m’attendais à plus. J’ai discuté avec des gens qui étaient demandeurs d’informations sur l’utilisation des phytosanitaires, en particulier sur le glyphosate. Ils voulaient être rassurés et nous avons discuté en bonne intelligence ».

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