GDS : le bon sens sanitaire près de chez vous.
"Assainir, maîtriser et garantir sont les maîtres mots de nos actions", a insisté Agnès Marre, présidente du GDS 27 lors de son assemblée générale qui s'est tenue le 4 juin dernier .


La question du maillage en vétérinaires ruraux dans le département s'est invitée au débat lors de l'assemblée générale du GDS. En cas de problème prophylactique par manque de disponibilité de professionnels, "il faut nous faire remonter l'information", invite Arnaud Vincent, directeur adjoint de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations).
Pour Emmanuelle Voldoire : "notre rôle de vétérinaire sanitaire ne va pas sans notre autre domaine d'intervention. Le suivi de troupeau ne doit pas concerner que l'urgence. Prévenir, c'est l'avenir de notre métier. C'est un travail commun avec les éleveurs... Des éleveurs qui doivent jouer le jeu en prenant, par exemple, les médicaments chez nous. Vous devez comprendre les enjeux financiers d'un cabinet vétérinaire".
Une réponse aux propos un brin malicieux de Christophe Guicheux qui avait préalablement déclaré que "le GDS est le bras armé des éleveurs. Il prévient et le vétérinaire guérit". Et si le maillage vétérinaire n'est pas un sujet simple, l'ouverture de l'école du cursus UniLaSalle de Rouen en 2022 ouvre de nouvelles perspectives même s'il faut attendre 2028. "Je nourris de gros espoirs, beaucoup de jeunes veulent revenir au rural", a constaté Philippe Sellier.
Action giverni : on recrute
"Les différents programmes sanitaires en place viennent illustrer à la fois le travail mutualiste et collaboratif avec les vétérinaires praticiens et les instituts de recherche afin de proposer aux éleveurs des outils toujours plus performants. Il en est ainsi de l'action Giverni", a également évoqué Agnès Marre. L'objectif du projet Giverni est de déterminer s'il existe chez les bovins un gène de résistance aux strongles digestifs à l'instar des ovins. La méthode repose sur la comparaison des statuts parasitaire et génétique d'au moins 3 000 génisses Prim'Holstein dans le Grand Ouest (au moins 10 génisses par lot). "N'hésitez pas à nous solliciter, nous avons besoin d'éleveurs pour faire avancer la recherche", propose Martine Vanbelle (pôle technique et sanitaire du GDS).
"La situation sanitaire n'est jamais définitive et la veille s'impose à tous en tout temps", a conclu Agnès Marre. Et justement, les éleveurs disent "stop" à la politique de l'autruche en réclamant une veille plus poussée sur la faune sauvage comme les cervidés dans le Marais Vernier ou bien encore la forêt de Brotonne. Le risque blaireau, potentiellement vecteur de la tuberculose avec des cas avérés dans l'Orne et le Calvados, inquiète aussi la Ferme Eure d'autant plus que l'autorisation préfectorale de la période de chasse complémentaire du 15 mai au 15 septembre a été suspendue par décision du tribunal administratif de Rouen (lire par ailleurs en page 3). "Déclarez tous les dégâts de blaireaux pour que le préfet rouvre le dossier", a plaidé Christophe Guicheux.