Aller au contenu principal

« On ne peut plus faire sans le numérique »

Pour bien remplir sa nouvelle fonction au sein du Groupement féminin de développement agricole et rural (GFDAR) dont elle est membre, Nathalie Mainnemarre, agricultrice, a fait appel au conseiller numérique des Chambres d'agriculture de Normandie.

Alexis Dautresire, conseiller numérique à la Chambre, accompagne Nathalie Mainnemarre, agricultrice a Ménonval, dans sa compréhension et la parfaite maîtrise d'un logiciel de gestion comptable.
Alexis Dautresire, conseiller numérique à la Chambre, accompagne Nathalie Mainnemarre, agricultrice a Ménonval, dans sa compréhension et la parfaite maîtrise d'un logiciel de gestion comptable.
© Laurence Augereau

À 59 ans, Nathalie Mainnemarre, agricultrice en polyculture élevage à Ménonval, s'accomplit dans sa nouvelle fonction associative. « Anne Hurand, animatrice à la Chambre du Groupement féminin de développement agricole et rural (GFDAR)*, m'a demandé il y a quelques semaines si je voulais bien m'occuper de la comptabilité de l'association dont je suis membre depuis de nombreuses années, explique l'agricultrice. J'ai accepté, sachant que je pouvais être formée pour ce faire au logiciel de gestion simplifié pour les associations Assoconnect. Elle m'a donc orienté vers Alexis Dautresire, animateur en charge de l'accompagnement numérique à la Chambre. Cette formation est gratuite, il est juste nécessaire d'entrer en contact avec la Chambre (ce financement est en fait pris en charge par l'État dans le cadre de l'accompagnement des Français dans la transition numérique, NDLR) ».

* Les GFDAR sont des acteurs des territoires ruraux. Ils organisent des débats, des conférences, des journées d'échanges et de sensibilisation aux préoccupations du monde agricole et rural : l'organisation du travail sur les exploitations, le bien-être et la qualité de vie des agriculteurs, les relations avec ses associés, le dialogue agriculteurs-non agriculteurs, la communication sur les métiers...


 

« ON TROUVE TOUJOURS DU TEMPS »

« J'ai obtenu un BPA agricole, de niveau 4, en gestion, agriculture et élevage en 1989, à une époque où il n'y avait pas d'informatique. Par la suite je m'y suis mise un peu toute seule, en suivant toutefois quelques formations de gestion auprès de l'Afusa (AS 76), puis avec le GFDAR. Avant de rencontrer Alexis, mon niveau en informatique était trop juste. J'avais un ordinateur, je savais envoyer et recevoir des mails, aller sur Internet, mais pas me servir d'un tableur en ligne. »

Désormais, pour l'aider dans sa pratique en ligne d'Assoconnect, Alexis Dautresire intervient régulièrement auprès d'elle, une semaine sur deux. « Nous en sommes aujourd'hui à une vingtaine d'heures de formation, précise-t-elle. Pour avancer rapidement et être constructive dans mon apprentissage, je liste tous les points bloquants avant sa venue afin, ensuite, d'être autonome sur ces problèmes. Si bien que ce qui me semblait difficile hier m'apparaît plus simple aujourd'hui. Je me rends compte aussi que c'est une question de pratique ». « C'est sûr, il faut trouver du temps mais cela est toujours possible. D'autant qu'Alexis est très souple et s'adapte à mon emploi du temps d'agricultrice », souligne Nathalie Mainnemarre.

 

« LES ADMINISTRATIONS VOUS POUSSENT A VOUS Y METTRE »

« Aujourd'hui il est difficile très difficile de rester en marge du numérique. Toutes les administrations vous obligent à vous y mettre. À cet égard, avec l'aide d'Alexis, j'ai créé mon accès MSA en ligne. Je suis obligée de savoir ce que la MSA a renseigné sur mon dossier de retraite à venir car il me manque des papiers à fournir. Pour le renouvellement d'une carte d'identité, c'est la même chose. Il faut se pré-inscrire en ligne. ça devient donc très compliqué. Je note qu'autour de moi beaucoup de personnes sont obligées de se faire aider par leurs enfants... » « Aujourd'hui, grâce à cet accompagnement numérique qui déborde un peu de mon objectif de départ, je suis plus à l'aise. Et puis, tout cela m'aide aussi à rester en phase, à la page, avec mes enfants et mes petits-enfants. C'est très important. Bien sûr j'ai encore quelques appréhensions. Je n'achète rien en ligne par exemple. Je fais aussi partie d'une génération qui aime voir ce qu'elle achète ».

 

« MIEUX CONNAITRE SON ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL »

Arrivé à la Chambre en avril 2022, Alexis Dautresire, 23 ans, compte aujourd'hui un peu plus de « 130 accompagnements différents ; beaucoup dans la tranche 35-60 ans ». « J'essaie toujours d'intervenir sur le matériel de la personne afin qu'elle ne soit pas perturbée, souligne le jeune homme. La plupart des demandes concernent la création de comptes administrateur, l'utilisation et la compréhension de logiciels mais aussi du web dans son ensemble. Beaucoup sont aussi perdus dans la gestion des mails (spams, pubs invasives), et le rangement de leur boîte mail. Viennent enfin les demandes d'accompagnement sur l'utilisation et le branchement de l'imprimante, du scanner. Le fait de savoir comment on fait un scan et où il vient se loger dans l'ordinateur une fois fait est une question récurrente ». « L'objectif est bien évidemment d'aider les agriculteurs à mieux maîtriser leur environnement de travail. In fine, ils doivent pouvoir gagner du temps et économiser du stress en termes de charge mentale », conclut Alexis Dautresire.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Taille des haies : les agriculteurs de l’Eure obtiennent une dérogation départementale

Les représentants de la FNSEA 27 et des Jeunes Agriculteurs de l’Eure ont adressé une demande au préfet afin d’obtenir une…

Alexandre Rassaërt, président du Conseil départemental, lors de la Session plénière du vendredi 14 mars.
Dans l'Eure, les frais de notaire n'augmenteront pas en 2025.
Le Conseil départemental de l'Eure a voté vendredi dernier son budget 2025. Un budget marqué par une augmentation des dépenses…
Benjamin Benard (Néolait) et Stéphane Michel (SCS Hoste) au Gaec du lieu Mathieu à St-Philibert-des-Champs (14) : un service ++ et une collaboration efficace au service de la protection des cultures.
Grâce au PAT 04-12 : haro aux sangliers dans les maïs.
Ne vous contentez plus de sortir le cochon du maïs, empêchez-le de rentrer. Pour la première année en Normandie, l'entreprise SCS…
Cette décision du ministre va mettre à l'arrêt pour 10 à 15 mois les projets de 100 à 500 kWc. 
Diminution des soutiens au photovoltaïque sur toitures : la FNSEA dit non !
Il s'est installé deux fois plus de panneaux que prévu sur les toits en 2024 ! Victime de son succès, le tarif de rachat…
80 ans au service de l’information agricole.

Jeudi dernier, sous la baguette de Régis Chopin (gérant et directeur de la publication depuis 2023) l’Eure Agricole et Rurale…

Pierre et Isabelle Lerouge ont installé un robot de traite double box "Gemini Up", de la marque Boumatic, il y a trois mois. Il leur permet de traire leurs 80 vaches.
Gemini Up trait pour les Lerouge
Mercredi 12 mars, Technitraite Froid, concessionnaire de matériel agricole et d'élevage en Normandie, a organisé une journée…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole