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A Bois-Jérôme-Saint-Ouen : la souveraineté alimentaire se cultive en proximité.

Eric Duynslager est producteur de lait à Bois-Jérôme-Saint-Ouen. Avec six de ses Prim’Holstein et leurs accompagnateurs, il sera de la fête les 10 et 11 juin à Cahaignes. Il y portera notamment le message de la souveraineté alimentaire qui se cultive en proximité immédiate du lieu de vie du consommateur eurois.

© TG

« Je vais militer pour la préservation de notre souveraineté alimentaire. Ça me dérangerait que, demain, le consommateur français achète du lait produit ailleurs ». A la question « pourquoi participez-vous au comice agricole d’Ecos ? », Eric Duynslager donne un sens profond à sa démarche et son militantisme. Dans son canton, on compte quasiment les producteurs de lait sur les doigts d’une seule main, mais les 3/4 seront quand même présents pour le concours Prim’Holstein.

 

UN EQUILIBRE LAITIER

Dans ce coin du Vexin, les rares laitiers ne seront peut-être pas les derniers. « Faire du lait, c’est garder un équilibre. Avoir des animaux, c’est être écologique. On produit des effluents d’élevage qui fertilisent nos cultures et ça diversifie notre assolement. Le lait, c’est le tronc de la ferme. Après, on peut faire pousser des branches comme la transformation laitière ou une ferme pédagogique ». Et de pédagogie, notre éleveur sait en faire preuve, dès l’enfance. « Tous les ans, on fait visiter notre ferme à l’école du village ». Bien sûr, il y a aussi les aléas. « On fait beaucoup de fumier alors on salit un peu la route. De plus en plus de personnes sont intolérantes à tout alors il faut prendre le temps de dialoguer avec ses voisins. Je reste quand même optimiste ». Des voisins qui, en grand nombre, travaillent en région parisienne, mais n’ont pas les moyens d’y loger. A leur côté et boostés par la covid, des néoruraux qui viennent télétravailler une partie de la semaine et prolongent leur immersion à la campagne le week-end. Du côté des organisateurs du comice d’Ecos, on espère bien faire venir cette tranche de population les 10 et 11 juin pour nouer un début de dialogue constructif et durable.

 

CULTIVER AUSSI LE TISSU RURAL

Au-delà de la souveraineté alimentaire, c’est le tissu rural aussi que cultive et entend préserver Eric. Un tissu maillé d’emplois générés par l’agriculture locale. « J’aime discuter avec l’inséminateur, le vétérinaire, le mécano agricole, le chauffeur laitier... Il faut garder de l’élevage pour garder du travail au pays ».

A sa locomotive « lait », Eric Duynslager accroche un dernier wagon : celui de la famille. Son fils Charly va s’installer l’an prochain, il pense également à sa fille de 17 ans qui gravit les échelons des études agricoles. « Transmettre un outil sympa à ses enfants, ça crée une dynamique. L’élevage, c’est dur. C’est un travail de tous les jours, mais avec l’esprit de famille et un appui des enfants (ndlr : 3), c’est plus facile à gérer ». Il y a aussi les stagiaires. Les trois du moment ont chacun choisi un animal qui défendra à Cahaignes les couleurs de l’exploitation. En attendant, Eric remonte sur son tracteur sur lequel il avoue assez vite « s’emmerder » pour préparer les terres à maïs. Il lui faudra consacrer aussi un peu de temps pour apprendre à sa compétitrice à marcher. « Dresser une vache, je fais ça tous les dix ans, s’amuse-t-il. On participe au concours parce que c’est le cantonal. Tout cela crée une ambiance de travail et du lien », conclut-il. Alors tous à vos agendas.

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