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Cuma Seine Normande : ne pas se perdre dans l’agriculture de précision.

L’assemblée générale de la fédération des Cuma Seine Normande s’est tenue le 3 mars dernier à St-Etienne-l’Allier (27). Caroline Desbourdes, ingénieur Arvalis, est intervenue sur son domaine de prédilection : l’agriculture de précision. Ça marche, mais attention de ne pas s’y perdre, en choisissant le bon équipement pour la bonne fonctionnalité.

« 50 % des agriculteurs ont plus de 50 ans alors comment attirer les
jeunes dans notre réseau », s’est interrogé Vincent Leborgne, président de la fédération des Cuma Seine Normande (au centre), dans
son rapport moral.
« 50 % des agriculteurs ont plus de 50 ans alors comment attirer les
jeunes dans notre réseau », s’est interrogé Vincent Leborgne, président de la fédération des Cuma Seine Normande (au centre), dans
son rapport moral.
© TG

Modulation de dose (semence, engrais, phytosanitaire), désherbage mécanique (sur maïs mais aussi blé ou lin), désherbage ciblé (...), l’agriculture de précision s’impose comme l’agriculture de demain. Mais dans un univers très évolutif, quel est l’équipement le mieux adapté à mes besoins ? « Ce n’est pas forcément celui que le commercial veut vous vendre », s’amuse tout de go Caroline Desbourdes. Devant des responsables de Cuma (Seine-Maritime et Eure) qui depuis 2015 ont investi dans 58 tracteurs, 8 équipements GPS, 17 pulvérisateurs et 50 outils de désherbage, la spécialiste Arvalis de l’agriculture de précision n’a pas gardé la langue dans sa poche. « Ne pas faire dans l’exotisme y compris en intégré, préconise-t-elle. Pour semer ce n’est pas grave mais pour biner, il faut de la précision ». Alors où placer le curseur ? Si la précision du mètre n’est plus utilisable en agriculture aujourd’hui, jusqu’où peut-on descendre ? Deux centimètres permettant le désherbage mécanique du blé ou du lin à portée de dent. Cela suppose une technologie embarquée de pointe : connexion RTK par radio ou téléphone mobile, autoguidage avec de préférence asservissement de direction hydraulique plutôt qu’électrique, avec le coût qui va avec. « Compatibilité et rentabilité », résume Caroline Desbourdes. Compatibilité entre les marques, compatibilité avec son environnement (bâtiment, bois, zone blanche…). Rentabilité : « elle varie du simple au double selon le matériel choisi et les cultures travaillées. L’autoguidage de précision permet de limiter les recouvrements en moyenne de 13 % pour le travail du sol, 5 % pour la récolte, 2 % pour le semis et l’épandage ».

 

DESHERBAGE CIBLE

Dans cette presque jungle de la précision où « pour un câble à 10 centimes, on peut passer de l’inutilisable au génial », de nouvelles perspectives pointent le bout de leur technologie. Dans les parcelles expérimentales d’Arvalis, on travaille sur la détection et la localisation des adventices isolées. « 80 % de réussite en chardon et rumex. On n’en oublie pas, mais on identifie parfois d’autres adventices comme telles ». Un fusil à deux coups : on détecte lors d’un premier passage, on désherbe ensuite localement avec une pulvérisation ciblée. « Ce n’est pas de la modulation, c’est du OFF ou du ON mais on arrive à plus de 80 % d’économie de produit sur chardon en maïs. Ça marche mais on n’est qu’au début. Arrive le temps réel ». Une offre que proposera en juin à la commercialisation un fabricant de pulvérisateurs. Avec ou sans injection directe ? « Tout le monde en rêve mais personne n’arrive à le faire ».

Reste le robot autonome : « beaucoup en reviennent à cause de la motorisation », fait savoir Arvalis.

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