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Des fourragères adaptées à chaque modèle.

Vue d’en haut, la France est loin d’être uniforme et homogène. Du fait de la diversité de ses climats, de la fertilité de ses sols et de leurs différentes textures ainsi que des différentes altitudes, le monde agricole a dessiné une mosaïque de situations.

Les espèces sont sélectionnées pour leur productivité,
leur valeur alimentaire et leur appétence. Les résultats
des observations sont communiqués sur herbe-book.org.
Les espèces sont sélectionnées pour leur productivité,
leur valeur alimentaire et leur appétence. Les résultats
des observations sont communiqués sur herbe-book.org.
© GNIS PAUL DUTRONC

En France, aucune exploitation n’est identique, de même qu’aucune prairie !

Pour répondre à toutes ces attentes, 20 espèces et plus de 700 variétés sont mises à la disposition des éleveurs et ont été sélectionnées pour leur adaptabilité et leurs performances. Mais il faut bien les choisir. D’après le Gnis, les inspirations et initiatives des éleveurs ajoutent encore de la diversité à ce panel de modèles. En effet, les exploitations peuvent être des plus extensives aux plus intensives.

Tout ceci est lié à la richesse des sols et à la concurrence des cultures de vente à forte plus-value comme les légumes. Dans ces modèles, la place de l’élevage peut être prépondérante dans l’exploitation, ou partagée avec d’autres productions végétales. De plus, différentes démarches entreprises par les agriculteurs ajoutent encore davantage de diversité. C’est par exemple le choix d’adhérer au cahier des charges de l’agriculture biologique ou d’appliquer sur l’exploitation des mesures agro-environnementales ou encore de limiter le travail du sol dans le cadre d’une agriculture dite de « conservation des sols ». Tous ces systèmes mettent en évidence l’importance de la présence de l’élevage sur l’exploitation, des rotations et de la disponibilitéde la biodiversité domestiquée.

 

BIODIVERSITÉ DOMESTIQUÉE

Le terme « biodiversité domestiquée» est peu employé mais est essentiel. Il s’agit de la bonne connaissance de toutes les espèces et de leur variabilité intraspécifique, espèces dont on est capable de produire de la semence avec toutes les garanties génétiques et sanitaires pour l’utilisateur.

Cette « biodiversité domestiquée» s’enrichit grâce au travail du sélectionneur qui oriente celui-ci en fonction des besoins et exigences du futur, qu’il faut alors imaginer avec 15 ou 20 ans d’avance !

 

DES RÉPONSES ADAPTÉES

Pour chaque type d’exploitation, des espèces et des variétés fourragères sont disponibles. Ces espèces ont été sélectionnées d’abord sur trois critères, productivité, valeur alimentaire et appétence. Puis la sélection a permis d’estomper des défauts comme la vitesse de montaison chez le dactyle ou la rigidité des feuilles de la fétuque élevée.

 

OBSERVATIONS DANS DIFFÉRENTES ZONES GÉOGRAPHIQUES

Enfin, avant d’être mise en marché, chaque variété est testée pendant trois ans dans différentes zones géographiques : nord de la France, bordure maritime, l’ouest, zone d’altitude, zone continentale.

Ces trois années d’observations permettent d’établir le comportement spécifique de la variété. Les différents critères qui concernent les éleveurs sont alors notés et communiqués sur le site www.herbe-book.org. Aux éleveurs alors, et à leurs conseillers, d’analyser toute cette information pour choisir la variété la mieux adaptée face à une situation particulière, mais aussi d’associer espèces et variétés de façon la plus pertinente.

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