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A la ferme des 4 prairies : l’animal adoucit le quotidien

Une partie des 50 soigneurs du centre médicosocial St-Martin et leurs animaux sera présente au comice agricole d’Etrépagny. « Nous sommes très contents d’avoir été sollicités pour participer à cet évènement », se réjouit Séverine Pouilly, éducatrice qui, avec son homologue Emilie Cazaux, veille au quotidien au bien-être des uns et des autres.

A la ferme, on marche chaque jour 7 km. La période de confinement a donc été compliquée à vivre. 2022 est d’un meilleur cru avec une visite au SIA.
A la ferme, on marche chaque jour 7 km. La période de confinement a donc été compliquée à vivre. 2022 est d’un meilleur cru avec une visite au SIA.
© TG

Une soixantaine de cochons (de Bayeux), une quinzaine de poules (de Gournay), une dizaine de lapins (Normands), des chevaux de trait (Comtois et Breton), mais aussi plus exotiques (Nokota et Spanish Mustang), une ânesse (...), la Ferme des 4 prairies est quelque part un conservatoire des races locales.

La relation homme/animal

Le CSM (centre sociomédical) St-Martin à Etrépagny (Eure) trouve ses origines au début des années 1960. Il s’étend désormais sur 33 ha dont 6 ha de pavillons et 8 ha de prairies, le reste étant forêt. L’espace « animalerie » a été créé il y a une vingtaine d’années sous l’impulsion d’un nouveau directeur convaincu « qu’il y avait quelque chose à creuser au niveau de la relation homme/animal », explique Séverine Pouilly. La structure accueille au quotidien une centaine d’hôtes dont une cinquantaine de soigneurs dédiés à la ferme. Ils ont de 20 à 72 ans et viennent de tous horizons. Ils sont résidents permanents ou repartent chez eux le soir, dans leur famille ou famille d’accueil selon leur niveau de dépendance. Certains ne sont que de passage alors que d’autres sont déjà des habitués. « Ils ne connaissent pas le monde de l’élevage à leur arrivée, alors il y a tout un apprentissage à réaliser pour qu’ils apprennent à nourrir les animaux, les panser, regarder s’ils n’ont pas d’éventuelles blessures ou parasites ». Des soins au quotidien, individualisés et aux petits oignons dans le cadre d’une relation privilégiée avec l’animal. A la Ferme des 4 prairies, chacun d’eux a son petit surnom. L’humour est presque de rigueur. Merguez, c’est le verrat reproducteur, bientôt à la retraite. En quoi finira-t-il ?

 

La médiation animale est la recherche des interactions positives issues de la mise en relation homme/ animal dans le domaine éducatif, social, thérapeutique... L’animal favorise le lien, la relation à l’autre. C’est un médiateur qui cherche l’interaction. Il va vers l’autre sans jugement, sans intention, sans communication verbale. Il est spontané, stimule, éveille, réconforte de manière naturelle. Il permet le partage et une relation authentique. L’animal assure un rôle de catalyseur social et procure de l’apaisement.

UN AMOUR RENDU « Ici, l’animal n’est pas un outil. C’est un assistant qui comprend bien plus vite qu’on ne le croit ce que l’on attend de lui, s’émerveille presque Séverine Pouilly. L’animal, c’est un lien. Par sa présence, nos soigneurs oublient un temps leurs soucis. Tout l’amour et l’attention qu’on lui porte, il te le rend ». Comme dans toute famille et vie en communauté, de petites tensions peuvent poindre, mais « au-delà de nos différences, nous sommes entre adultes responsables», recadre aussitôt l’éducatrice. L’élevage n’est pas la seule activité. Le bricolage écoresponsable est aussi au menu. En ce moment, on construit une lapinerie en matériaux de récupération. « Notre démarche, c’est l’économie et l’environnement », conclut Séverine Pouilly. Une démarche dont chacun des 50 soigneurs est fier et sur laquelle ils sont prêts à communiquer lors du comice ou à l’occasion de portes ouvertes qui se tiendront le 25 juin prochain.

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