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Le CSP, « il ne faut pas en avoir peur, mais il est obligatoire ».

Eric Quétel et Xavier Rouland, éleveurs à Bourgvallées Saint-Denis-le-Vétu, dans la Manche, ont réalisé leur conseil stratégique phytosanitaire (CSP) avec Littoral Normand. Tous les deux témoignent d'un rendez-vous réglementaire, mais facile.

À gauche, Xavier Rouland et son fils Hugo, associés au sein du Gaec du Royer, à Saint-Denis-le-Vétu. À droite, Éric Quétel, en EARL à Bourgvallées.
À gauche, Xavier Rouland et son fils Hugo, associés au sein du Gaec du Royer, à Saint-Denis-le-Vétu. À droite, Éric Quétel, en EARL à Bourgvallées.
© JP

Chaque siège d'exploitation (sauf les AB et les HVE3) doit justifier d'un CSP avant fin 2023, obligatoire pour renouveler son certiphyto. Le calendrier réglementaire astreint ensuite les exploitants à avoir bénéficié de deux CSP par période de cinq ans, avec un intervalle de deux à trois ans entre les conseils. Le CSP est imposé dans le cadre de la loi séparant le conseil et la vente des produits phytos.

 

LE TEMOIGNAGE D'ERIC QUETEL

Éric Quétel est installé à Bourgvallées. L'homme de 51 ans produit 470 000 l de lait (Prim'Holstein et Normandes). Il exploite 90 ha : 20 ha de maïs, 4 ha d'orge, 6 ha de blé et 60 ha de prairie. Il emploie un salarié à temps plein. « Mon certiphyto se termine fin février », cadre-t-il. Éric Quétel a répondu « oui » quand son contrôleur laitier lui a proposé un CSP avec Littoral Normand. « Le rendez-vous a duré deux heures. On a passé en revue l'exploitation pour en faire son diagnostic. » L'éleveur assure n'avoir eu « aucun document à fournir ni à préparer, car Littoral Normand fait mes cahiers d'épandage. Ils avaient toutes les données. On a vu mes pratiques. Mon programme phyto est déjà très léger. Alexis Villeneuve m'a donné quelques conseils comme essayer d'utiliser au mieux les effluents ou m'inspirer des pratiques bio, en me servant de la houe rotative ou de la bineuse de la Cuma. » Éric Quétel a reçu quelques jours plus tard, un document de 15 pages où sont synthétisés les échanges, où les enjeux environnementaux et de santé sont identifiés. « J'ai aussi mon attestation pour renouveler le certiphyto. Pour moi, le CSP est une contrainte de plus, car je n'ai pas appris grand-chose et le commercial continue de nous conseiller quand il vend un produit. »

LE TEMOIGNAGE DE XAVIER ROULAND

Xavier Rouland est installé avec son fils à Saint-Denis-le-Vétu, sur 130 ha : 50 ha de prairie, 55 ha de maïs, 25 ha de blé. Ils élèvent 110 Prim'Holstein pour une production de 1,2 Ml de lait. Lors du CSP, il a abordé avec Alexis Villeneuve « les différentes problématiques selon les cultures. Il vient avec un tableau, on le remplit. La rencontre a duré une heure. Alexis apporte des solutions techniques. Par exemple, dans une parcelle infestée de liseron, ne pas travailler le sol directement après la moisson pour limiter la multiplication végétative et attendre le stade début floraison pour traiter. Le CSP ne nous apprend pas grand-chose, il n'en sort pas de solution miracle, mais le rendez-vous permet de se poser et de discuter. On prend un peu de recul et il n'y a pas le côté vente. Le conseil est neutre. Je suis agréablement surpris par le fait que le rendez-vous n'est pas prise de tête, ça ne dure pas tout l'après-midi, on n'a pas à sortir toute la paperasse. Il ne faut pas en avoir peur, ce n'est pas un contrôle PAC. »

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