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Lin oléagineux de printemps, c’est le moment d’implanter !

La culture de lin oléagineux est rare en Normandie mais c’est le moment de semer cette culture généralement contractualisée.

Le lin oléagineux est une culture peu couvrante, sensible à la concurrence des adventices.
Le lin oléagineux est une culture peu couvrante, sensible à la concurrence des adventices.
©  ©D.R
Le lin oléagineux de printemps est sensible au stress hydrique en début de floraison, courant juin. Eviter donc les sols séchants et sableux pour implanter cette culture. Privilégier des terres qui se réchauffent vite au printemps. Privilégier également des parcelles propres, car le lin est une culture peu couvrante et sensible à la concurrence des adventices.
DATE DE SEMIS : SOLS RÉ- CHAUFFÉS ET RESSUYÉS
Pour une bonne implantation, l’objectif est d’apporter un soin tout particulier au lit de semences, en recherchant : - une bonne structure en profondeur. Le lin oléagineux de printemps est une plante assez exigeante en eau au cours de la floraison. Il faut donc que l’enracinement soit optimal afin d’exploiter la réserve hydrique du sol. Les racines descendent jusqu’à 90 cm de profondeur). - un semis sur une structure superficielle fine, nivelée et rappuyée sera primordiale pour assurer une levée rapide et homogène du lin. Il faut éviter au maximum les amas de débris végétaux, très néfastes à une levée homogène : une bonne destruction des couverts végétaux et une bonne répartition des résidus avant le semis du lin est nécessaire. Les dates de semis optimales pour le lin de printemps en Normandie sont du 1er mars au 15 mars. Semer trop tard augmente le risque de ne pouvoir récolter dans de bonnes conditions, surtout dans les secteurs les plus tardifs. Les semis les plus tardifs seront plus exposés au stress hydrique pendant la floraison.
MAÎTRISER LA DENSITÉ ET LA PROFONDEUR DE SEMIS
Semer 550 à 750 graines/ m² (selon pertes estimées à la levée) au semoir à céréales pour obtenir un peuplement de 450 à 550 plantes/m². Le taux de germination des semences certifiés est au minimum de 85 %. Les graines de lin sont fluides : contrôler la densité de semis car le poids de mille graines peut varier de 5 à 8 g selon les variétés (pour un PMG de 7 g, semez environ 28 kg/ha). Semez à 1-2 cm de profondeur. Une vitesse de semis réduite améliore la régularité de répartition des graines sur la ligne.
LIMITER LE RISQUE DE VERSE
1L’azote La sécurisation de la récolte et l’économie d’un régulateur se préparent dès le semis. Le lin n’est pas une culture exigeante en azote. Les surplus d’azote augmentent le risque de verse et peut altérer la qualité finale de la récolte. L’excès d’azote peut impacter les teneurs en oméga 3 dans la graine. Une analyse de reliquats d’azote avant le semis permettra de calculer la dose d’azote prévisionnelle. Il est recommandé d’apporter la dose d’azote au semis en incorporé. Si la dose à apporter est supérieure à 80 unités, fractionner l’apport en 2 passages : 30 à 50 unités au semis et le complément, sous forme solide, à l’apparition des boutons floraux. Si la parcelle reçoit régulièrement des apports de matière organique, réduire la dose d’azote à apporter d’environ 30 à 40 unités.
2 La variété La tolérance des variétés à la verse oriente le choix de la stratégie de régulation. Le choix d’une variété très tolérante (TT) ou tolérante (T) à la verse, peut permettre d’économiser un régulateur en conditions normales de culture.
FERTILISATION ZINC : EN GÉNÉRAL L’ENROBAGE DE LA SEMENCE SUFFIT
Le lin exporte beaucoup de zinc. Dans le cas général, l’usage de semences enrobées avec du zinc est suffisant. Dans les situations à risque (sols calcaires ou sols ayant Le lin oléagineux est une culture peu couvrante, sensible à la concurrence des adventices. ©DR reçu un amendement calcique récent, sols très sableux, sols avec un pH supérieur à 7,5, terres froides et humides), un apport complémentaire de sulfate ou de chélate de zinc aux stades cotylédons-premières feuilles apparentes peut être conseillé. Privilégier un volume de bouillie de 400 l/ha. Ne pas apporter le zinc en cas de gelées nocturnes, sinon préférer une forme chélate.
RAVAGEURS DE PRINTEMPS : UNE GRANDE VIGILANCE VIS-À-VIS DE L’ALTISE DU LIN DÈS LA LEVÉE
Les altises du lin sont à surveiller du stade fendillement au stade 5-6 cm, notamment sur des lins oléagineux peu denses et à croissance lente. Certaines années, les dégâts peuvent être très importants dans certaines régions. Les risques sont à apprécier en fonction de l’état des lins (peuplement, vigueur, stade), du nombre d’insectes, des morsures et des prévisions météorologiques. Les altises sont actives au-delà de 15°C. La vigilance doit avoir lieu dès l’émergence des lins oléagineux de printemps. En cas de nécessité, les interventions doivent être réalisées lorsque les altises sont présentes dans les parcelles (en fin de matinée ou en fin d’après-midi) et actives (températures douces et ensoleillement) avec de bonnes conditions de pulvérisation (60 à 70 % d’hygrométrie et absence de vent). Volume minimal de bouillie de 150 à 200 l/ hectare.
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